La Direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP) a publié, le 13 mars 2025, une étude statistique (à consulter ICI ou en fin d’article) sur le télétravail dans la fonction publique en 2023.
Selon la DGAFP, le recul du télétravail dans la fonction publique « s’explique en grande partie par la levée de l’obligation de télétravail et l’assouplissement progressif des mesures de confinement mises en place lors de la crise sanitaire liée au Covid. »
Toutes fonctions publiques confondues, en 2023, 16 % des agents de la fonction publique déclarent avoir télétravaillé au cours des quatre dernières semaines. Ce pourcentage est en baisse depuis deux ans, notamment en raison de la fin des mesures sanitaires liées au Covid-19. Alignée sur le secteur privé en 2021, la fonction publique dans son ensemble décroche dans ses pourcentages par rapport au privé.
Des disparités importantes sont constatées
Mais derrière ce chiffre global se cachent de fortes disparités entre les différents versants de la fonction publique et les métiers exercés.
![]() |
Tous les métiers peuvent-ils télétravailler ?
Selon les agents et les métiers, la réponse est plutôt négative :
- 30 % des agents de la fonction publique estiment que leur emploi est compatible avec le télétravail,
- 41 % des agents dans la fonction publique d’État (FPE), estiment que leur métier est compatible avec le télétravail,
- 13 % dans la fonction publique hospitalière (FPH).
Parmi les métiers les plus concernés par le télétravail, on retrouve :
- 75 % des cadres administratifs et techniques
- 68 % des professions intermédiaires de l’administration et de la sécurité
En toute logique, ce sont les professions nécessitant une présence physique, (soignants ou forces de l’ordre en tête) qui accèdent le moins , à ces modalités de travail.
Un télétravail limité par rapport au secteur privé
Parmi les agents qui occupent un emploi jugé compatible avec le télétravail, 54 % y ont effectivement recours pour 69 % des salariés concernés dans le secteur privé.
Avec 64 % des agents concernés, ce sont les cadres qui en bénéficient le plus, ainsi que les agents affectés en région parisienne (64 %), les femmes (56 %).
Cependant, six télétravailleurs sur dix dans la fonction publique ne télétravaillent qu’un jour par semaine, contre quatre sur dix dans le privé.
Globalement satisfaits par le télétravail, les agents en souhaiteraient un peu plus !
Malgré la baisse globale du télétravail depuis 2021, 72% des agents sont satisfaits de leur rythme de télétravail. Cependant, il faut noter que :
- 25 % souhaiteraient en faire plus,
- 15 % des agents qui ne télétravaillent pas souhaiteraient pouvoir en bénéficier,
- 10 % des agents qui bénéficient de télétravail souhaiteraient augmenter leur fréquence : cette demande est particulièrement forte parmi les agents vivant en Ile-de-France mais aussi ou en milieu rural. Cette demande émane pour beaucoup de femmes, et agents en famille monoparentale.
Quel avenir pour le télétravail dans la fonction publique ?
Avec l’évolution des pratiques de travail, la politique de l’État en matière d’occupation des locaux, le développement du Flex office et les attentes des agents, la question du télétravail continue d’être un enjeu majeur pour la fonction publique. Pour répondre aux aspirations des agents, un équilibre reste à trouver entre organisation du travail, continuité du service public et qualité de vie des agents, cela reste une revendication forte de la CFDT.
Sources : DGAFP – CFDT/UFETAM
> Pour aller plus loin
- Consulter ci-dessous l’étude statistique réalisée par la DGAFP